
Développeur : Naughty Dog
Editeur : Sony Computer Entertainment
Game Producer : Amy Henning
Genre : Action/Aventure
Je savais le studio Naughty Dog talentueux pour créer des univers et des personnages attachants, après tout c’est eux qui ont créer le personnage de Crash Bandicoot, véritable icône de l’ère 32bits. Ses aventures sans devenu des références dans le genre plateforme, rivalisant avec un certains plombier italien. Après trois épisodes sur Playstation, Crash et ses amis s’essayaient même au karting, avec Crash Team Racing, Naughty Dog reste le seul studio a avoir proposé un jeu aussi fun que Mario Kart. Pour le passage à la Playstation 2, ils décident de se concentrer su une nouvelle licence, choisissant une nouvelle voie, un nouvel univers et nouveau genre. Avec Jak & Daxter, Naughty Dog n’a pas seulement inventé de nouveaux personnages forts pour Sony, ils ont réussi le tour de force de s’imposer dans le jeu d’action/aventure. Quand je regarde le passé de ce studio, je comprends le succès de leur jeu et pourquoi j’ai autant apprécier leur dernier jeu en date, Uncharted Drake’s Fortune.
Uncharted narre les aventures de Nathan Drake, parti sur les traces du trésor de son illustre ancêtre le pirate Francis Drake. Accompagné de son ami Victor Sullivan et de la charmante journaliste Elena Fisher, ils partent à la recherche d’ El Dorado. Le scénario s’inspire bien évidemment des films d’aventures comme Indiana Jones ou encore A la poursuite du diamant vert partageant au passage le même type d’humour. Naughty Dog a eu la bonne idée de proposer un héros assez passe-partout, un peu gauche et terriblement crédible grâce à un bon doublage, aux antipodes de la caricature du mercenaire que nous propose les jeux d’actions modernes. Si l’histoire reste assez classique, la grosse force du jeu réside dans le traitement de celle-ci qui lorgne du côté du cinéma. On comprends mieux lorsque lors du générique de fin, on remarque que c’est Amy Henning qui officie au poste de Game Producer, une référence qui a donné naissance au très romancé Soul Reaver. On retrouve ainsi des plans léchés grâce à une technique graphique époustouflante donnant ses lettres de noblesses à la HD. De la jungle luxuriante, aux ruines coloniales sud-américaines, ces décors de cartes postales n’ont jamais paru aussi vivant. Esthétiquement, il se rapproche aussi de son modèle cinématographique en épurant l’écran de barre de santé, proposant un système de filtre graphique, l’écran devenant grisâtre lorsque l’on se rapproche du Game Over, une technique développé sur The Getaway, un autre jeu Sony influencé par le cinéma. L’animation n’est pas en reste, à l’image du passage dans le sous-marin, le personnage est juste saisissant de réalisme dans sa démarche qui parait fluide et naturelle.
Manette en main, c’est un vrai plaisir d’évoluer dans le monde d’ Uncharted qui peut se décomposer en deux phases, une orientée action et l’autre aventure. Le gameplay est bien étudié pour la partie action, se rapprochant de modèle du genre que sont Resident Evil 4 et Gears of War. Il faudra ainsi se mettre à couvert derrière les éléments savamment posé par le level designer. Ce qui est à la fois logique puisque l’on retrouve ces scènes d’actions dans les films, où le héros plonge pour se cacher derrière la première table venu. Il faudra bien évidemment se défendre en tirant sur les ennemis avec le large choix d’armes proposés, c’est là que l’inspiration Resident Evil 4 se fait sentir avec cette vue “caméra à l’épaule”. On pourra juste reprocher que cette phase manque un peu de punch mais au final lorsque dans la globalité, tout s’insère parfaitement dans le jeu. Le côté aventure propose des puzzles assez simples ainsi que de l’escalade de plate-forme heureusement assisté ce qui évite les crises de nerfs à la Tomb Raider. Le jeu regorge de détails, Nathan n’hésite pas à se mettre les mains sur l’oreille lorsque une grenade explose à côté de lui, ou bien tend la main lorsque l’on peut sauté vers une direction. Des petits “trucs” qui font la différence.
Au final Uncharted est un jeu qui mélange les influences que ce soit cinématographiques où bien du monde du jeux vidéo, l’équipe a su parfaitement les digérés pour sortir un jeu à la personnalité affirmé et à la direction artistique confirmé. Des personnages attachants, un univers original, un gameplay de qualité, une touche de talent, on retrouve toutes les qualités de Naughty Dog à travers Uncharted. J’ai vraiment apprécié parcourir le jeu qui nous tient en haleine, et jusqu’au dénouement final impossible de lâcher la manette. Un signal qui ne trompe généralement pas.
[Terminé] Heavenly Sword
septembre 21, 2008 — shawujinDéveloppeur : Ninja Theory
Editeur : Sony Computer
Game Producer : Nina Kristensen
Genre : Beat Them All
Me voilà enfin soulager, je viens de battre le boss de fin de Heavenly Sword après une multitude d’essais. Il s’avère que la technique la plus simple est souvent la meilleure. C’est un peu bizarre ces jeux qui se font les yeux bander puis tout d’un coup on tombe sur un passage corsé, avec cette désagréable impression que la console triche. Je dois être trop vieux pour ces conneries.
Bon je vais commencé par restituer un peu l’histoire. On évolue au côté de la très jolie Nariko, fille du chef d’un clan qui doit protéger la divine épée Heavenly Sword. Celle-ci possède le pouvoir de donner une grande puissance à son utilisateur en échange de sa vie et de son esprit. Attaqué par le seigneur Bohan, le clan se retrouve décimé, pour sauver les siens Nariko n’a d’autres choix que d’utiliser l’épée sacré. L’histoire est vraiment intéressante à suivre, ponctuée par une très bonne mise en scène générale. On prête donc attention à l’histoire de Nariko jusqu’à son dénouement final. Les personnages sont dans l’ensemble très travaillés que ça soit Nariko, Bohan où ses sous-fifres. On soulignera le très bon jeu d’acteur grâce à Andy Serkis qui prête ses traits au redoutable Bohan et qui assure la direction artistique de l’interprétation des personnages. La qualité première de Heavenly Sword est sans aucun doute ses graphismes et sa technique. Le jeu est dans l’ensemble très beau, que ça soit les décors qui bénéficient d’un soin et d’une véritable recherche artistique, où bien la modélisation des visages qui constituerait presque une référence en la matière. Dommage que le doublage français soit un peu surjoué, mais reste dans l’ensemble acceptable. En version original, un soin a été apporté la synchronisation post-labiale. Dans ce sens le jeu marque une véritable évolution par rapport à la génération précédente, les gens équipés en home-cinéma et téléviseur HD rentabiliseront leurs équipements. La réalisation globale lorgne elle aussi du côté du cinéma renforcée par une caméra fixe offrant quelques plans sublimes. On regrettera peut-être que le multiplex (plusieurs fenêtres montrant différents plans se déroulent en temps réel) n’est pas utilisé judicieusement, voir qui sert pas à grand chose. La bataille finale offre elle aussi ses moments épiques qu’on dégustera avec plaisir. Un petit reproche cependant sur l’animation qui ne m’a pas paru optimum (je crois que le jeu tourne à 30fps) nous donnant cette impression que le jeu pouvait ramer à tout moment. Au final cela n’a jamais été le cas.
Du côté gameplay on est dans le classicisme le plus regrettable. La base des jeux de beat them all étant d’éliminer tous les ennemies à l’écran, on est plutôt bien servi sur ce plan. Mais n’espérez pas retrouver la ferveur d’un God of War ou la technique d’un Devil May Cry, Heavenly Sword joue la carte de la sobriété. Si les combos sont assez simples à effectuer, en appuyant successivement sur des boutons précis, la garde elle, est assez aléatoire et pas très convaincante car gérer par la console. En appuyant sur le bouton “O” il sera possible de contrer une attaque déclenchant au passage une sorte de plan séquence assez plaisante. La petit plus du jeu est l’utilisation du Sixaxis dans certaines phases de jeu. Concrètement on devra détruire des catapultes ou tuer les ennemies avec des flèches, dans ce cas en restant appuyer sur le bouton, on pourra téléguider le projectil à l’aide du capteur de mouvement de la manette. Un effet similaire au film Robin des bois, prince des voleurs de Kevin Reynolds , précisément la scène où la caméra est intégré à la flèche. L’utilisation est sympathique au début mais se révèle un peu pénible par la suite à cause de son manque de précision. Le jeu propose d’incarner deux personnages, Nariko l’héroine, mais aussi Kai la jeune fille un peu féline et un peu tarte. Un gameplay différent puisque pour ce personnage l’intérêt est porté sur sa capacité à tirer des flèches. L’aventure sera parfois interrompu par une sorte d’énigme ou puzzle. Trop facile puisque le principe reste à chaque fois le même. Le jeu nous réserve aussi son lot de QTE, devenu maintenant une sorte de passage obligé pour éliminé un boss. Au finalement on regrettera donc le manque de punch dans les affrontements mais restant tout de même prenant, j’ai aussi noté que l’épée Heavenly Sword doit être vraiment lourde pour que Nariko soit condamné a être cloué au sol.
En conclusion le jeu est une réussite visuelle. Il possède une identité propre grâce à son univers mélange de médiéval et de cultures asiatique, des personnages réussis, ainsi qu’un scénario non pas exceptionnel mais qui se laissera suivre sans endormir. Dommage que le soin apporté à l’artistique ne se retrouve pas dans le gameplay qui reste malgré tout efficace. Un bon beat them all et un bon jeu tout court, en attendant dans la catégorie le poids lourds de Sony, à savoir God of War III. En plus on peut le trouver pour une dizaine d’euros en occasion, c’est cadeau.