Développeur : Epic Games
Editeur : Microsoft Games
Game Producer : Cliff Bleszinski
Genre : Jeu de Tir à la 3èm personne (TPS)
Pour débuter cette rubrique qui concerne mes avis totalement subjectif sur mes jeux vidéos, j’ai choisi Gears of War que j’ai eu l’occasion de refaire et de terminer il y a quelques jours. Ce jeu représente quelque chose de particulier puisqu’il est à l’origine de mon passage aux consoles dites “HD” avec l’achat du pack Xbox 360+Gears. Le tout fraîchement déballé pour Noël, connecté à mon écran PC (et ouais c’était encore cher les TV HD à l’époque) avec un câble acheté plus d’un mois à l’avance, me voilà parer pour découpé du Locuste. On était à la fin de l’année 2006.
Et pourtant deux ans plus tard, la claque graphique est encore présente. Le jeu a assez bien vieilli dans l’ensemble à part peut être quelques textures désuètes, c’est pourtant un vrai plaisir de reparcourir le jeu. L’ambiance y est aussi pour beaucoup, avec l’utilisation d’une palette très terne, cette touche grisâtre retranscrit bien le ton apocalyptique de l’histoire, d’ailleurs on est parachuté dans la guerre qui oppose les hommes aux Locustes dès les premières secondes du jeu. Les paysages du jeu lorgne parfois vers l’extravagant et il ne sera pas rare de rentrer dans des églises et autres bâtiments imposant visuellement. Le scénario ne fait pas dans l’originalité, pas de détour on va droit au but et c’est bien dommage. Une guerre impitoyable et un héros pour la survie de l’humanité, des thèmes qui ne surprendra pas le joueur. Cependant le traitement lui, très “série B” revendiqué, m’a laissé un petit sourire et une bonne impression générale. Tout comme les personnages, pas des plus charismatiques qui soit, les chambrages de la team et les dialogues entre eux rendent le tout foutrement sympathique. Côté ennemies par contre, ça a un peu plus de gueules, manque peut-être un peu de diversités dans le bestiaire mais il est plutôt de qualité. Quand au gameplay il n’est pas si bourrin que ça, pour survivre il faut apprendre à se mettre à couvert sous peine de “Game over”, quelques situations sont d’ailleurs explosives (par exemple lorsque l’on est entouré de Locustes dans une espèce de fontaine) grâce au level design assez bien pensé bien que très linéaire.
Le titre se veut très accessible caractérisé par l’utilisation centrale du “bouton A“. C’est à dire que pour se planquer derrière un mur ou bien effectuer une roulade, voir courir, il suffira d’appuyer sur un seul bouton. A vrai dire le tout se révèle d’une simplicité à jouer, j’ai quand même pester quelques fois contre les mauvaises actions effectuer comme un plaquage contre le mur alors que je voulais faire une roulade, mais bon découper du Locuste à la tronçonneuse ça n’a pas de prix et ça veut tous les sacrifices. Je vais aborder l’un des défauts principales du jeu pour moi, une IA catastrophiques de ses coéquipiers crétins. Au pire ils mourront vous laissant seul contre une horde de monstre à shooter, au mieux ils resteront coincé quelques parts. J’ai réussi à finir le jeu en mode normal mais pas sûr que je m’y aventurais avec la console en dément. Heureusement Epic a mis en place un mode co-op pour vivre l’aventure à deux sur la même console ou sur le live ce qui se révèle vraiment fun et à privilégier. Au niveau du mode online, je n’ai pas vraiment apprécier l’expérience. Des maps petites, seulement 8 joueurs par parties, et un gameplay qui me semblent pas spécialement adapté aux joutes onlines, on sent vraiment le personnage lourds et peu maniable pour des situation de jeu qui demande des réflexes bétons. Cependant l’arrivée du mode “annexion” m’a un petit peu redonné gout au jeu sur le live.
Pour conclure Epic a effectué du bon boulot, loin de la démo technique annoncé, le jeu est prenant tout au long de sa dizaine d’heures de jeu. On est parfois confronté à des situations vraiment épiques avec obligation de jouer à couvert sous peine de se faire exploser. On passe un très bon moment à jouer à Gears, plaisir qui peut se partager à deux avec le mode co-op. Cependant des efforts auraient pu être fait sur le scénario qui s’enlace dans la deuxième partie du jeu, même si on peut penser que ce premier volet n’est qu’une introduction à la série. Autre point, l’intelligence des coéquipiers qui pourrait au moins réagir aux ordres donnés. Je suis maintenant tourné vers le deuxième épisodes en affutant la tronçonneuse.



