[Terminé] Eternal Sonata

Plutôt amateur du genre, j’ai la mauvaise manie de ne pas vouloir finir les jeux qui demandent beaucoup d’investissement. Hors ce Eternal Sonata fût assez critiqué pour sa durée de vie, assez courte pour le genre mais qui constitue moi une très bonne motivation pour me relancer dans le jeu de rôle. Je fût agréablement enchanté par le soft qui comporte bien sûr son lot de défaut cependant l’ambiance oscillant entre l’imagerie mélancolique et les graphismes colorés vaut bien la peine parcourir le rêve de Chopin. L’histoire commence de manière assez originale, Frederic Chopin sur son lit de mort vit les dernières heures de sa vie, plongé dans un rêve, il nous entraine dans un monde onirique dans lequel le comte Waltz a de terribles desseins pour ce monde. A travers cette histoire, le développeur Tri-Crescendo a voulu rendre hommage au compositeur polonais en réinterprétant sa vie sous une nouvelle approche et en développant des thèmes écologiques ou encore le rapport entre rêve et réalité par des envolés philosophiques qui n’arrivent pas à convaincre totalement mais qui laisse place à une interprétation du jeu assez bien vu. L’histoire est rapidement expédié et les rebondissements ne sont pas des plus intéressants. Le tout suit un cheminement assez classique virant aux situations très naïves et manquant un peu d’entrain. C’est principalement le plus gros reproche que je peux lui faire, le jeu ne propose pas la grande “Aventure” que l’on aimerait vivre à travers un RPG, d’ailleurs il ne laisse pas vraiment de place à l’exploration tout court. On se contente finalement de suivre le cours de l’histoire, pour un jeu qui ne laissera quand même un bonne touche de sympathie.

Le système de combat est lui en temps réel, ce rapprochant des jeux d’actions dans le style. J’ai trouvé le système beaucoup plus plaisant que les Tales of par exemple, difficile d’expliquer ce sentiment mais j’ai pris beaucoup plus de plaisir. Heureusement pour moi les combats ne sont pas aléatoires, les ennemis sont visibles à l’écran et on peut facilement les esquiver. Par contre le bestiaire manque cruellement de diversité renforçant le sentiment de déjà vu dans certains donjons. Le jeu dans l’ensemble est assez facile, j’ai du réellement faire qu’une seule fois du level up, la raison étant que je jouais les personnages secondaires. Je touche un dernier petit mot sur le charisme de personnage, quelconque mais toutefois attachant.

Au final je trouve que Eternal Sonata est un sympathique RPG de deuxième catégorie. A l’instar de ces films qui nous laisse un agréable souvenirs loin d’être impérissable, le titre est d’une agréable compagnie durant sa vingtaine d’heures qu’il nous offre. Et même si il manque le coche au niveau scénario, le jeu nous propose une petite réflexion personnelle à travers la vie du musicien dans une bulle charmante pour les yeux et les oreilles. (bien que les compositions de Chopin auraient du être mis plus en avant).

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